-
Ange ou Sirène, qu’importe (Charles Baudelaire, Hymne à la beauté)
« … Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe, O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu ! Si ton œil, ton souris, ton pied, m’ouvrent la porte D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu ? De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène, Qu’importe, si tu rends, — fée aux…
-
Apparition (Charles Baudelaire, Les sept vieillards)
« … Tout à coup, un vieillard dont les guenilles jaunes Imitaient la couleur de ce ciel pluvieux, Et dont l’aspect aurait fait pleuvoir les aumônes, Sans la méchanceté qui luisait dans ses yeux, M’apparut. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Tableaux parisiens – XC. Les sept vieillards, vers…
-
Gloire passée (Charles Baudelaire, Les petites vieilles)
« … Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes, A travers le chaos des vivantes cités, Mères au cœur saignant, courtisanes ou saintes, Dont autrefois les noms par tous étaient cités. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Tableaux parisiens – XCI. Les petites vieilles, vers 61 à 64 1861,…
-
Fugitive beauté (Charles Baudelaire, À une passante)
« … Un éclair… puis la nuit ! — Fugitive beauté Dont le regard m’a fait soudainement renaître, Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être ! Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, Ô toi que j’eusse aimée, ô toi…
-
Infinités inaccessibles (Charles Baudelaire, Le Guignon)
« … Maint joyau dort enseveli Dans les ténèbres et l’oubli, Bien loin des pioches et des sondes ; Mainte fleur épanche à regret Son parfum doux comme un secret Dans les solitudes profondes. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – XI. Le Guignon, vers 9…
-
Indifférence (Charles Baudelaire, Le Beau navire)
« … Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d’étranges grâces ; D’un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – LII. Le Beau navire, vers 37 à 40…
-
Luxe, calme et volupté (Charles Baudelaire, L’invitation au voyage)
« … Les soleils couchants Revêtent les champs Les canaux, la ville entière, D’hyacinthe et d’or ; Le monde s’endort Dans une chaude lumière. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – LIII.…
-
Lumière aveuglante (Charles Baudelaire, L’aube spirituelle)
« … Le soleil a norci la flamme des bougies : Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil, Âme resplendissante, à l’immortel soleil ! … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – XLVI. L’aube spirituelle, vers 12 à 14 1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 94
-
Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! (Charles Baudelaire, L’Horloge)
« … Tantôt sonnera l’heure où le dinvin Hasard, Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge, Où le Repentir même (oh ! la dernière auberge !), Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – LXXXV.…
-
Trop aérien pour la terre (Charles Baudelaire, L’Albatros)
« … Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – II. L’Albatros 1861, GF Flammarion,…