Citations et extraits se répondent, et entrent parfois en résonance

Ange ou Sirène, qu’importe (Charles Baudelaire, Hymne à la beauté)


« …
 
Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe,
O Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton œil, ton souris, ton pied, m’ouvrent la porte
D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène,
Qu’importe, si tu rends, — fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! —
L’univers moins hideux et les instants moins lourds ?
 
… »

 

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal
XXI. Hymne à la beauté, vers 21 à 28
1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 75
 

Résonance :
Plonger au fond du gouffre (Charles Baudelaire, Le Voyage)


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