Citations et extraits se répondent, et entrent parfois en résonance

Étiquette : Du côté de chez Swann

  • Théorie de la Madeleine 1 (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « …  Il en est ainsi de notre passé. C’est peine perdue que nous cherchions à l’évoquer, tous les efforts de notre intelligence sont inutiles. Il est caché hors de son domaine et de sa portée, en quelque objet matériel (en la sensation que nous donnerait cet objet matériel), que nous ne soupçonnons pas. Cet…

  • Nous ne sommes pas un tout (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … Mais même au point de vue des plus insignifiantes choses de la vie, nous ne sommes pas un tout matériellement constitué, identique pour tout le monde et dont chacun n’a qu’à aller prendre connaissance comme d’un cahier des charges ou d’un testament ; notre personnalité sociale est une création de la pensée des…

  • Douleur et nouveauté (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … (…) dans des lieux nouveaux où les sensations ne sont pas amorties pas l’habitude, on retrempe, on ranime une douleur (…)  … » Marcel Proust, Du côté de chez Swann,Deuxième partie « Un amour de Swann »in A la recherche du temps perdu, tome I1913, Gallimard, La Pléiade, 1987, page 348   Résonance : Plonger…

  • Pouvoir sur l’amour (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … (…) je lui demandais ce qu’il fallait faire pour qu’elle recommençât à m’aimer autant, pour qu’elle m’aimât plus que les autres ; je voulais qu’elle me dît que c’était déjà fait, je l’en suppliais comme si elle avait pu modifier son affection pour moi à son gré, au mien, pour me faire plaisir,…

  • Théorie de la Madeleine 2 (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le…

  • Art et nécessité (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … Je n’avais pas de plus grand désir que de voir une tempête sur la mer, moins comme un beau spectacle que comme un moment dévoilé de la vie réelle de la nature ; ou plutôt il n’y avait pour moi de beaux spectacles que ceux que je savais qui n’étaient pas artificiellement combinés…

  • Fétichisme des choses anciennes (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … Mais quand disparaît une croyance, il lui survit – et de plus en plus vivace pour masquer le manque de la puissance que nous avons perdue de donner de la réalité à des choses nouvelles – un attachement fétichiste aux anciennes qu’elle avait animées, comme si c’était en elles et non en nous…

  • Fiction et empathie (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … Mais tous les sentiments que nous font éprouver la joie ou l’infortune d’un personnage réel ne se produisent en nous que par l’intermédiaire d’une image de cette joie ou de cette infortune ; l’ingéniosité du premier romancier consista à comprendre que dans l’appareil de nos émotions, l’image étant le seul élément essentiel, la…

  • Le courage de ses opinions (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « …   (…) le courage de ses opinions paraît toujours un calcul et une lâcheté aux yeux de ceux à l’encontre de qui il s’exerce (…)    … »   Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Deuxième partie « Un amour de Swann » in A la recherche du temps perdu, tome I 1913, Gallimard,…

  • La Musique de chambre de l’été (Marcel Proust, Du côté de chez Swann)

    « … (…) la sensation de la splendeur de la lumière ne m’était donnée que (…) par les mouches qui exécutaient devant moi, dans leur petit concert, comme la musique de chambre de l’été ; elle ne l’évoque pas à la façon d’un air de musique humaine, qui, entendu par hasard à la belle saison,…