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Beauté toujours pardonnée (Charles Baudelaire, Allégorie)
« … Elle croit, elle sait, cette vierge infécondeEt pourtant nécessaire à la marche du monde,Que la beauté du corps est un sublime donQui de toute infamie arrache le pardon. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal Fleurs du Mal – CXIV. Allégorie, vers 13 à 161861, GF Flammarion, 1991-2006, page 164
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Cette vie est un hôpital (Charles Baudelaire, Le spleen de Paris)
« … Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. … » Charles Baudelaire, Le spleen de Paris GF Flammarion, page 161 cité par Antoine Bioy, Benjamin Thiry et Caroline Bee dans « Mylène Farmer, la part d’ombre » (L’Archipel, 2003, page 304)
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Bâtir sur les cœurs est une chose sotte (Charles Baudelaire, Confession)
« … Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ; Que tout craque, amour et beauté, Jusqu’à ce que l’Oubli les jette dans sa hotte Pour les rendre à l’Eternité ! … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal Spleen et Idéal – XLV. Confession, vers 29 à 32 1861, GF…
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Inutilité de la littérature (Charles Baudelaire, Préface des Fleurs)
« … Ce livre, essentiellement inutile et absolument innocent, n’a pas été fait dans un autre but que de me divertir et d’exercer mon goût passionné de l’obstacle. Quelques-uns m’ont dit que ces poésies pouvaient faire du mal. Je ne m’en suis pas réjoui. D’autres, de bonnes âmes, qu’elles pouvaient faire du bien ;…
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Et de longs corbillards (Charles Baudelaire, Spleen)
« … Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir, Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Spleen et Idéal – LXXVII. Spleen, vers 17 à 20 1861, GF…
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M’emporter dans ta chute… (Charles Baudelaire, Le Goût du néant)
« … Résigne-toi, mon cœur ; dors ton sommeil de brute. (…) Le Printemps adorable a perdu son odeur ! (…) Avalanche, veux-tu m’emporter dans ta chute ? … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal Spleen et Idéal – LXXX. Le Goût du néant, vers 5, 10 et 15 1861, GF Flammarion,…
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Raison impuissante (Charles Baudelaire, Les sept vieillards)
« … Vainement ma raison voulait prendre la barre ; La tempête en jouant déroutait ses efforts, Et mon âme dansait, dansait, vieille gabarre Sans mât, sur une mer monstrueuse et sans bord ! … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Tableaux parisiens – XC. Les sept vieillards, vers 49 à…
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Horreur et ennui (Charles Baudelaire, Le voyage)
« … Amer savoir, celui qu’on tire du voyage ! Le monde, monotone et petit, aujourd’hui, Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui ! … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – La Mort – CXXVI. Le voyage, vers 109 à 112…
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Amours réprimées (Charles Baudelaire, Femmes damnées)
« … Avons-nous donc commis une action étrange ? Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi : Je frissonne de peur quand tu me dis : « Mon ange ! » Et cependant je sens ma bouche aller vers toi. … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Les Épaves –…
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Fin de rêve (Charles Baudelaire, Rêve parisien)
« … En rouvrant mes yeux pleins de flamme J’ai vu l’horreur de mon taudis, Et senti, rentrant dans mon âme, La pointe des soucis maudits … » Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal – Tableaux parisiens – CII. Rêve parisien, vers 53 à 56 1861, GF Flammarion, 1991-2006, page 146